Le groupe Authenticité et Modernité au Conseil des conseillers a souligné que le renforcement du rôle de la société civile reste un enjeu central pour consolider la démocratie participative et soutenir le processus de développement, appelant le gouvernement à passer de la phase des initiatives à celle de l'autonomisation effective du tissu associatif.
S'exprimant au nom du groupe, le conseiller parlementaire Al-Khamar Al-Mrabet a souligné que la question du financement restait au cœur des défis auxquels sont confrontées les associations, compte tenu de la rareté des ressources et du manque de diversification des sources de financement, ce qui a des répercussions négatives sur leur indépendance, leur pérennité et leur capacité d'innovation.
Le groupe a précisé que le renforcement des capacités participatives des organisations de la société civile ne saurait se faire sans une véritable qualification des acteurs associatifs, grâce à l'amélioration de la formation professionnelle et au renforcement des compétences en gestion d'entreprise, afin de garantir le passage d'un travail bénévole spontané à un travail institutionnel fondé sur l'efficacité et les résultats.
Il a également appelé à permettre aux associations de s'impliquer concrètement dans les mécanismes de la démocratie participative, notamment en dynamisant les procédures de dépôt de pétitions et de propositions de loi, et en surmontant les obstacles liés au manque de moyens techniques et administratifs.
Dans le même ordre d'idées, M. Al-Mrabet a souligné la nécessité d'établir des partenariats équilibrés et efficaces entre le secteur public et la société civile, tout en associant le secteur privé en tant que partenaire stratégique pour soutenir les projets associatifs, ce qui renforcera la complémentarité entre les différents acteurs et contribuera à la réalisation du développement durable et de la paix sociale.
Tout en saluant les initiatives gouvernementales visant à soutenir la société civile, ce même intervenant a fait remarquer que ces efforts devaient être mieux coordonnés, étendus et mis en œuvre sur le terrain, afin d'avoir un impact tangible sur le fonctionnement des associations et leur rôle dans l'élaboration et le suivi des politiques publiques.
Le conseiller parlementaire a conclu en soulignant que la promotion de la société civile constituait un élément essentiel de tout modèle de développement réussi, appelant à l'adoption d'une approche globale fondée sur l'autonomisation, la formation et la garantie de la viabilité financière, afin de renforcer la place de cet acteur dynamique en tant que partenaire essentiel du développement.
Reportage : Sarah Al-Ramshi / Yassin Al-Zahrawi