Le ministre de la Justice, M. Abdellatif Wahbi, a souligné que le plan d'action national en matière de démocratie et de droits de l'homme est le fruit d'un travail collectif et participatif entre les différents acteurs et constitue un cadre national pour la politique des droits de l'homme.
En réponse aux questions des députés ce lundi 16 janvier, le ministre a précisé que, dès son adoption par le Maroc, la Délégation ministérielle chargée des droits de l'homme avait commencé à coordonner la mise en œuvre des mesures prévues par ce plan, en élaborant son plan d'action selon une approche participative et méthodique permettant de mobiliser les acteurs concernés par sa mise en œuvre.
Selon le ministre, sa mise en œuvre s'est également appuyée sur le lancement d'un dialogue sociétal autour de certaines questions controversées identifiées par la commission chargée de superviser son élaboration, laquelle a formulé des recommandations qui ont conduit la délégation ministérielle chargée des droits de l'homme à superviser la rédaction d'un rapport d'étape sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ce plan, rapport comprenant des conclusions et des recommandations visant à envisager les perspectives de sa mise en œuvre au-delà de 2021, compte tenu de son intégration dans des politiques et des programmes encore en cours d'élaboration ou de mise en œuvre.
Le ministre a indiqué que, conformément aux recommandations de la Déclaration et du Programme d'action de la Conférence internationale sur les droits de l'homme qui s'est tenue à Vienne en 1993, notre pays a adopté en 2017 un plan d'action national dans le domaine de la démocratie et des droits de l'homme. Cette initiative traduit la volonté du Royaume d'instaurer une société démocratique régie par l'État de droit et les institutions, et consacre son engagement envers les normes des droits de l'homme telles qu'elles sont reconnues au niveau international.
Le ministre a ajouté, rappelant que, conformément aux engagements du programme gouvernemental 2021-2026, qui affirme que la démocratie, l'État de droit, les droits de l'homme et les libertés constituent des enjeux transversaux majeurs communs à plusieurs secteurs, ce qui traduit la philosophie et l'orientation du nouveau modèle de développement, ce programme prévoyait notamment la mise à jour du plan d'action national dans le domaine de la démocratie et des droits de l'homme.
Le ministre a indiqué que la délégation avait supervisé le processus de mise à jour et élaboré un projet de ce plan selon une méthodologie et des critères tenant compte des références fondamentales, au premier rang desquels figurent les discours et les messages royaux, ainsi que les orientations du nouveau modèle de développement, les engagements du programme gouvernemental 2021-2026, les recommandations des mécanismes onusiens des droits de l'homme et les objectifs de développement durable à l'horizon 2030.
Le ministre a conclu en indiquant que le projet de ce plan avait été transmis aux différents secteurs gouvernementaux ainsi qu'aux institutions nationales et constitutionnelles pour avis, précisant que le ministère de la Justice continuerait à prendre les mesures nécessaires à l'adoption de ce projet dans le cadre de l'engagement continu de notre pays dans les travaux de planification stratégique en matière de droits de l'homme.
Rédaction : Khadija Al-Rahali / Photos : Yassin Al-Zahrawi