« Démocratie pour la santé », membre de l'Organisation démocratique du travail, a confirmé que la rencontre qui a réuni ses membres et le ministre de la Santé, Khaled Aït Taleb, a abouti à un accord sur la rédaction d’un décret visant à augmenter les indemnités pour risques professionnels, à inscrire la maladie « Covid-19 » sur la liste des maladies professionnelles, à indemniser les préjudices et les invalidités permanentes qu’elle entraîne, ainsi qu’à indemniser les ayants droit en cas de décès.
L'organisation a annoncé, dans un communiqué, que l'accord prévoyait également la distribution d'une aide « Covid-19 », selon des critères objectifs et en associant les partenaires sociaux aux niveaux régional, provincial et central, et son versement de manière transparente et équitable, sans discrimination ni exclusion, ainsi que de la révision de la note relative à la suppression des congés administratifs et des congés annuels, en adoptant une gestion flexible, en fonction des besoins de chaque direction régionale et de ses hôpitaux, ainsi que de l’administration centrale et des institutions qui en dépendent.
Le même communiqué ajoute que le ministre de la Santé s'est engagé à accélérer le rythme de versement des indemnités dues par l'État aux infirmiers diplômés ayant suivi une formation de deux ans, en mettant en œuvre les dispositions du décret modifiant et complétant la loi n° 2-17-535, dont la mise en œuvre relève du ministère des Finances, puis d'accélérer l'adoption du barème 509 pour la catégorie des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes dans le cadre de la révision du statut.
La même source a ajouté qu'il avait été convenu de poursuivre et d'achever les travaux des commissions thématiques centrales chargées de la révision des statuts des catégories professionnelles, ainsi que d'augmenter les indemnités pour risques professionnels, garde, permanence et responsabilité, et les indemnités de formation pour les professeurs de l'École nationale de santé et des instituts de formation aux professions infirmières et techniques, sous la supervision du secrétaire général du ministère, tout en révisant la loi régissant les centres hospitaliers universitaires afin de les intégrer à l'Agence régionale de santé avancée, d'adopter l'organisation par pôles et de revoir le système TPA.
Sarah Al-Ramshi