Au cours des dernières semaines, le Royaume a connu d'importantes précipitations sous forme de pluie et de neige dans différentes régions, ce qui a contribué à une hausse notable du niveau d'eau de plusieurs barrages et a redonné espoir quant à une amélioration de la situation hydrologique après plusieurs années consécutives de sécheresse.
Lahcen El Hasnaoui a souligné, dans une intervention lors de la séance de questions orales au Conseil des conseillers, ce mardi 20 janvier 2026, que les augmentations enregistrées dans les réservoirs de certains barrages, qui ont dépassé dans certaines régions les deux millions de mètres cubes, constituent un indicateur très positif, non seulement en termes d’élévation du niveau des eaux, mais aussi en raison de leurs répercussions positives sur le système hydrologique dans son ensemble, et du renforcement de la capacité du pays à faire face aux effets du stress hydrique.
Le conseiller parlementaire a souligné que ces précipitations ne se limitent pas à alimenter les barrages, mais contribuent également à renforcer la recharge des nappes phréatiques, un élément essentiel au rééquilibrage des réserves souterraines, en particulier dans les régions qui dépendent des puits et des ressources souterraines pour assurer leur approvisionnement en eau potable.
Il a souligné que l'amélioration du niveau d'eau des barrages permettrait d'assurer l'approvisionnement en eau potable des zones résidentielles, de renforcer l'irrigation des terres agricoles au cours de la prochaine saison, ainsi que de renforcer la capacité des barrages à faire face aux périodes de sécheresse à venir et de soutenir les écosystèmes qui ont été affectés par plusieurs années consécutives de faibles précipitations.

Cependant, M. Al-Hasnaoui a souligné que les discussions sur l'élévation du niveau des barrages devaient s'accompagner d'une intervention d'urgence pour remédier aux dégâts causés par les inondations dans plusieurs régions, où les pluies torrentielles ont provoqué l'effondrement de maisons et endommagé les routes nationales et les chemins ruraux, ce qui nécessite une intervention urgente pour réparer les dégâts selon une approche transparente et démocratique, fondée sur la priorité accordée à l'ampleur des dégâts, loin de toute considération politique ou de toute discrimination entre les communautés.
D'autre part, M. Al-Hasnaoui a attiré l'attention sur le fait que d'énormes quantités d'eau continuent de se déverser directement dans la mer, en l'absence de barrages et de canaux de drainage capables de les acheminer vers des réservoirs ou de les stocker, ce qui constitue un véritable gaspillage d'une ressource vitale dans un contexte de défis climatiques croissants.
Il a également été noté qu'un certain nombre de barrages ne sont plus en mesure d'atteindre leur pleine capacité de stockage en raison de l'accumulation de sédiments, ce qui, selon l'équipe, impose de réfléchir à des solutions pratiques et durables, notamment la construction de nouveaux barrages de retenue et le rehaussement de certains barrages existants, une option moins coûteuse et plus efficace que le déblaiement des sédiments.
Le porte-parole a conclu son intervention en soulignant que les récentes précipitations constituaient une véritable occasion de revoir les politiques de gestion de l'eau et de renforcer la gouvernance et la prévention, afin de garantir la sécurité hydrique du Royaume et de le prémunir contre les fluctuations climatiques à venir.
Reportage : Sarah Al-Ramshi et Yassin Al-Zahrawi