Les délégations du Conseil suprême de l'État et de la Chambre des représentants libyens, qui ont participé au deuxième cycle des sessions du dialogue libyen à Bouznika, qui s'est achevé hier mardi 6 octobre, ont affirmé que ce cycle s'était conclu par la conclusion d'accords globaux sur les règles, les mécanismes et les critères de sélection des titulaires des postes de direction des institutions souveraines, prévues à l'article 15 de l'accord politique libyen signé en décembre 2015 à Skhirat.
Dans leur communiqué final, les deux délégations ont souligné que les résultats des cycles de dialogue menés au Royaume du Maroc entre les délégations des deux chambres constituent un acquis sur lequel s'appuyer pour ramener le pays à la stabilité et mettre fin à la division institutionnelle, exprimant leur détermination à poursuivre leurs rencontres consultatives au Royaume du Maroc afin de coordonner l'action des institutions politiques, exécutives et de contrôle, de manière à garantir la fin de la phase de transition.
Dans le communiqué, lu par Idris Omran au nom de la Chambre des représentants libyenne lors d’une conférence de presse à laquelle assistait le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, il est indiqué que « Conscients de l’importance des institutions souveraines dans la gestion du pays et la protection des ressources du peuple libyen, les sessions de dialogue entre les délégations des deux conseils ont été marquées par le sens des responsabilités nationales et la primauté de l’intérêt général afin de surmonter la division politique actuelle », soulignant que « les délégations au dialogue remettent le procès-verbal des accords, conclus lors des première et deuxième séries de négociations, à l’approbation de la Chambre des représentants et du Conseil suprême de l’État afin de poursuivre les procédures de renouvellement des structures des institutions souveraines.
Les deux parties ont réitéré leurs remerciements au Royaume du Maroc pour ses efforts, qui ont permis de surmonter les difficultés afin de parvenir à de véritables accords libyens, conformément aux dispositions de l'accord politique libyen. Elles ont également salué, dans ce même contexte, l'action positive de la Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye, qui s’est employée à jeter des ponts entre les différents efforts de dialogue en vue de la mise en place d’un processus politique global.
Le communiqué a conclu en soulignant que la tenue de la conférence de Berlin en janvier dernier constituait un pari international sur la solution politique à la crise libyenne, soulignant que le processus politique « attend toujours un soutien clair et réel de la part de la communauté internationale ».
Sarah Al-Ramshi