Dans un contexte international marqué par la montée du protectionnisme et le durcissement des restrictions sur les échanges commerciaux, le rôle de premier plan joué par le pouvoir législatif marocain dans la défense de l'ouverture de l'économie nationale et le renforcement de sa compétitivité a été mis en avant lors de la participation du Maroc aux travaux de la 152e Assemblée générale de l'Union parlementaire internationale, qui s'est tenue à Istanbul du 15 au 19 avril.
Dans ce contexte, le conseiller parlementaire Hassan Chamis a présenté un exposé complet devant la commission du développement durable, mettant en avant un ensemble de réformes engagées par le Parlement marocain en coordination avec le gouvernement, visant principalement à alléger la charge douanière sur un certain nombre de produits de première nécessité, dans le but de soutenir le pouvoir d'achat des citoyens et de stimuler la dynamique du marché national, conformément aux dispositions de la loi de finances pour l'année 2025.
M. Chamis a précisé que ces réformes ne se limitaient pas au domaine douanier, mais qu'elles comprenaient également une refonte en profondeur du système fiscal, grâce au renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude fiscale et à l'intégration du secteur informel dans le circuit économique formel, par l'adoption de solutions numériques modernes permettant de suivre les activités et les transactions.
À cet égard, il a évoqué la mise en place d'un système sophistiqué de contrôle des produits pétroliers en partenariat avec le ministère de la Transition énergétique, ainsi que la révision de l'impôt sur le revenu et de la taxe sur la valeur ajoutée, et le relèvement du seuil d'exonération fiscale, ce qui aura un impact positif sur la classe moyenne.
Le porte-parole a également souligné l'engagement du Parlement dans le renforcement de la coopération internationale en matière fiscale, à travers la ratification d'une série d'accords bilatéraux visant à éviter la double imposition et à lutter contre la fraude fiscale, qui concernaient des pays africains tels que le Tchad, le Burundi, le Ghana et le Bénin, dans le cadre de l'engagement du Maroc à mettre en œuvre l'Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine et à consolider des partenariats économiques équilibrés au sein du continent.
Évoquant les mutations économiques mondiales, M. Chamis a mis en garde contre les répercussions croissantes des politiques protectionnistes sur les économies émergentes, soulignant que le Parlement marocain avait, à plusieurs reprises, fait part de ses préoccupations face à ce phénomène, compte tenu de ses effets directs sur l'aggravation du déficit commercial et la réduction des possibilités d'accès aux marchés internationaux.
Les travaux de cet événement parlementaire international se sont déroulés en présence d'une importante délégation marocaine, conduite par le président du Conseil des conseillers, Mohamed Ould Rachid, ainsi que de plusieurs membres de la section parlementaire nationale, soulignant ainsi la présence active du Maroc au sein des forums parlementaires internationaux et son engagement en faveur de ses enjeux économiques et stratégiques.
Sarah Al-Ramshi