Hassan Chamis, membre du groupe Authenticité et Modernité au Conseil des conseillers, a salué les efforts déployés par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication en vue de protéger notre patrimoine matériel et immatériel, en tant que vecteur d'intégration sociale et professionnelle des jeunes, à travers la mise en valeur du patrimoine architectural, la mise en valeur d'un certain nombre de villes anciennes et la valorisation des activités culturelles et folkloriques, qui constituent un moteur essentiel pour faire rayonner le patrimoine artistique riche et varié de notre pays, protéger nos coutumes et traditions, ainsi que l'attention portée à un ensemble de sites archéologiques de notre pays.
Lors de la séance de questions orales qui s'est tenue ce mardi 16 avril 2024 au Conseil des conseillers, M. Chamis a salué les efforts déployés pour mettre en œuvre les initiatives visant à protéger notre patrimoine culturel, parmi lesquelles figurent notamment l'élaboration d'une série de projets de textes législatifs et réglementaires, le renforcement des infrastructures culturelles, l'organisation d'activités culturelles visant à faire connaître la culture et l'identité marocaines authentiques, profondément enracinées dans l'histoire, ainsi que la réalisation d'un travail considérable pour recenser et documenter le patrimoine immatériel, tout en œuvrant à l'inscription d'un ensemble d'activités sur la liste du patrimoine mondial, afin de limiter le pillage de nos richesses.
Le conseiller parlementaire a également souligné l'initiative audacieuse prise par le ministère de lancer le label d'excellence « Patrimoine du Maroc », le développement de l’offre culturelle à destination de l’étranger, le lancement d’ateliers de numérisation des données culturelles via la mise en place d’une plateforme culturelle visant à faire connaître le patrimoine marocain, ainsi que la restitution au Maroc d’un certain nombre de pièces archéologiques, précisant que le choix de la ville de Marrakech comme capitale de la culture du monde islamique pour l’année 2024 n’est que le couronnement de ces efforts.
Chamis a déclaré : « Compte tenu de la grande estime que nous portons aux efforts considérables que vous déployez dans ce secteur, et afin de contribuer à cette réalisation, nous sommes à vos côtés pour repenser la gestion de la culture, en passant d’une approche sectorielle à une politique publique, ce qui permettra de jeter les bases d’une industrie culturelle et d’adopter une stratégie pour le tourisme culturel, mettre en place des mesures d’incitation à l’investissement dans le secteur, et suivre la vague de l’intelligence artificielle, tout en mobilisant les institutions et la société civile dans l’espace numérique, notamment sur les réseaux sociaux, afin de mieux protéger le patrimoine national contre les tentatives de pillage, de le faire connaître et de le présenter conformément à l’identité marocaine, veiller à la préservation des métiers artisanaux menacés de disparition, tout en soutenant les efforts de recherche archéologique menés par l’Institut national des sciences archéologiques et du patrimoine, et s’ouvrir aux institutions de recherche scientifique, afin de mener une réflexion collective sur les moyens de préserver le patrimoine matériel et immatériel, ainsi que la nécessité d’adopter un système d’information géographique pour le patrimoine culturel national ».
– Rédaction : Sarah Al-Ramshi / Photos : Yassin Al-Zahrawi


