Le député Mohamed Oudamine a adressé une question écrite au ministre de la Santé et de la Protection sociale concernant la nécessité de réglementer et de légaliser la profession de diététicien au Maroc, compte tenu de ce qu'il a qualifié de propagation inquiétante de pratiques non professionnelles qui menacent la santé des citoyens, notamment sur Internet et les réseaux sociaux.
M. Wademin a souligné que la profession de diététicien revêt une importance croissante compte tenu de son rôle essentiel dans la prévention d'un certain nombre de maladies chroniques, telles que le diabète, l'hypertension artérielle et l'obésité, ainsi que de sa contribution à l'amélioration des conditions de vie et à la promotion de la santé publique auprès de différentes catégories de population.
Le député a fait remarquer que l'engouement croissant pour les services de nutrition et de régime alimentaire s'accompagne d'une prolifération de personnes exerçant cette profession sans formation scientifique ni qualification professionnelle, que ce soit dans des cabinets privés ou sur des plateformes numériques, où sont proposés des programmes alimentaires et des conseils qui manquent souvent de fondements scientifiques solides, ce qui peut constituer un danger direct pour la santé des citoyens.
M. Wademin a également souligné que cette situation reflétait l'absence d'un cadre juridique et réglementaire clair régissant la profession et définissant les conditions d'accès et d'exercice de celle-ci, ainsi que la délimitation des missions des nutritionnistes et diététiciens et la garantie de la protection des usagers contre tout abus ou toute pratique non professionnelle.
Dans ce contexte, le député a demandé au ministère de la Santé et de la Protection sociale de faire connaître les procédures et les mesures qu'il compte mettre en œuvre afin de réglementer et d'encadrer la profession de nutritionniste et de diététicien, de manière à garantir la protection des citoyens contre les risques liés aux conseils nutritionnels non encadrés, en particulier ceux dispensés en ligne.
Khadija Al-Rahali