Une réunion de travail réunissant la Fédération générale des entreprises du Maroc et le Conseil de la concurrence s'est tenue hier, mardi 13 juillet, à Casablanca. Elle était consacrée à la discussion et à l'échange de points de vue sur les enjeux du cadre juridique relatif à la concurrence, à la liberté des prix et à la protection des consommateurs.
Cette réunion s'inscrit dans le cadre d'une série de consultations organisées entre les entreprises membres de la Fédération générale des entreprises du Maroc et les équipes du Conseil de la concurrence, visant à renforcer la coopération entre les deux parties, conformément à l'engagement des deux institutions à œuvrer en faveur d'un développement économique solide et durable, contribuant ainsi à soutenir le développement et à créer une dynamique efficace sur le marché de l'emploi.
Dans une allocution prononcée lors de cette séance, le président du Conseil de la concurrence, M. Ahmed Rahou, a souligné l'importance d'une concurrence loyale, qu'il considère comme un pilier essentiel pour jeter les bases d'une économie forte et performante.
Il a souligné, à cet égard, que l'application des règles de libre concurrence et la garantie de la liberté des prix contribuent à offrir aux consommateurs les meilleurs produits et à leur fournir des services à des prix raisonnables.
M. Rahou a ajouté que le respect par les entreprises du cadre juridique régissant la liberté des prix et la concurrence garantissait la protection et la pérennité des investissements, soulignant que le Conseil veillerait à l'application stricte de ces règles. Il a également indiqué que le Conseil poursuivrait dans un esprit d'ouverture et d'approche pédagogique afin de permettre aux entreprises d'opérer conformément aux meilleures pratiques en la matière.
Pour sa part, M. Chakib Laalj, président de la Fédération générale des entreprises du Maroc, a réaffirmé l'adhésion totale de la Fédération aux principes de la libre concurrence, soulignant l'importance cruciale d'une application claire, transparente et équitable des règles de concurrence, ainsi que du contrôle des concentrations économiques, afin de soutenir l'économie et d'en garantir le dynamisme.
M. Laâlj a également évoqué les répercussions négatives du secteur informel sur l'économie nationale, soulignant l'urgence d'œuvrer à l'intégration de ce secteur dans le circuit formel, grâce à une approche globale, innovante et incitative.
Au cours de cette réunion, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre l'Union générale des entrepreneurs du Maroc et le Conseil de la concurrence, et à œuvrer ensemble pour associer davantage d'acteurs au processus visant à jeter les bases d'un marché libre, transparent et accessible à tous, au service d'une économie saine, favorable à la croissance et capable de créer davantage d'emplois durables.