Mme Hayat Boufrash, vice-présidente de la Chambre des représentants, accompagnée d'une délégation parlementaire composée de membres de la Chambre des représentants et du Conseil des conseillers, a participé, les 8 et 9 octobre derniers, à Bali, en Indonésie, à la réunion de haut niveau des membres du « Réseau des parlementaires auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international », qui s'est tenue sous le thème « Développement du capital humain ».
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la réunion annuelle conjointe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et rassemble 3 500 participants, parmi lesquels des experts, des ministres des Finances, des responsables gouvernementaux, des représentants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, des parlementaires et des représentants de la société civile.
Lors d'une intervention de Mme Hayet Boufrach sur le thème « L'intégration économique des jeunes et des femmes », dans le cadre d’un échange avec Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, et Mme Kristalina Georgieva, présidente du Groupe de la Banque mondiale, Hayet Boufrach a mis en évidence les obstacles et les défis socioculturels et socio-économiques qui empêchent les jeunes et les femmes de bénéficier de l’essor économique et du développement que connaît le Maroc. Elle s’est en revanche interrogée sur « les mesures concrètes et préférentielles que la Banque mondiale entend mettre en œuvre pour valoriser le capital humain que constituent les jeunes et les femmes, qui restent en marge des calculs des institutions financières qui misent sur la numérisation et la technologie pour valoriser le capital humain, alors que les pays en développement continuent de lutter contre le fléau de l’analphabétisme ».
Les membres de la délégation parlementaire marocaine, composée, outre Mme Hayat Boufrach, de M. Idris El-Saqli Adoui, président de la commission de contrôle des finances publiques de la Chambre des représentants, ainsi que de MM. Mohamed El-Walaaf et Lahcen Haddad, membres de la Chambre des représentants ; et de M. Rahal El-Mekkaoui, député à la Chambre des conseillers et président de sa commission des finances, ont souligné dans leurs interventions que « le Maroc estime que l'investissement dans le capital humain et immatériel constitue le principal levier économique pour parvenir à une croissance durable (« Sustainable Growth »), et ce grâce à des investissements dans l'éducation et la santé, ainsi qu'à la lutte contre la corruption et la corruption et à la réalisation de la justice sociale », et ont appelé les institutions financières à surveiller les transferts financiers illicites et à lutter contre le blanchiment d'argent.
Les membres de la délégation marocaine ont également précisé que « la question de l'emploi est un processus très complexe et multiforme qui doit être abordé à deux niveaux : le premier niveau, de nature conjoncturelle, est lié au taux de croissance et au climat des affaires ; le second niveau concerne l'adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, tout en soulignant que le véritable concept de développement réside dans le développement de l'homme par l'homme et pour l'homme ».
Les intervenants marocains ont souligné que les difficultés rencontrées par les petites et moyennes entreprises innovantes dans les pays en développement sont en partie dues au fait qu'elles ne disposent pas des données numériques dont disposent les grandes entreprises mondiales, ce qui conduit à une concentration des professions hautement qualifiées dans les pays développés. Cela confère aux institutions financières internationales la responsabilité de créer un environnement facilitant l'accès à l'information et renforçant la compétitivité des économies des pays en développement.

